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Focus sur la branche digitale de l’industrie 4.0

Par Rodolphe Basse, Digital Strategy Manager

Focus sur la branche digitale de l’industrie 4.0

Comme nous le disions dans le premier article de ce dossier spécial « Industrie 4.0 », NOVAE a décidé d’engager sa transformation 4.0 par l’angle du digital plutôt que par l’angle purement industriel. Cette décision était sous-tendue par deux objectifs principaux : le premier objectif était de promouvoir la digitalisation profonde des processus internes ainsi que l’acculturation digitale des collaborateurs ; le second était d’enrichir notre offre de services auprès de notre réseau de partenaires en leur proposant de les accompagner dans leur transformation numérique.

La problématique à laquelle nous avons alors été confrontés était la suivante : « Comment se structurer pour prendre le virage du 4.0 tant sur le plan de l’acculturation de nos collaborateurs que sur celui de la création d’une offre de service ? »

Sans que cela modifie concrètement notre structure d’entreprise, le changement fondamental dans toute transformation digitale est une prise de conscience au niveau de la gouvernance d’entreprise. En effet, les chantiers de transformation sont des chantiers d’investissement longs et nécessitent une grande constance dans l’engagement (financier et stratégique) de la direction ainsi qu’une stratégie globale clairement définie. Chez NOVAE, le projet de transformation digitale a été décidé, initié, impulsé et continue d’être suivi mensuellement directement par le Comité Exécutif de l’entreprise. C’est d’ailleurs bien cette implication qui nous permet d’avoir le niveau d’agilité nécessaire dans un environnement changeant et qui demande d’adapter sa stratégie en permanence.

C’est en s’attachant à conserver cette agilité que nous avons ensuite constitué une équipe tri-compétence pour répondre au mieux à la problématique de la transformation digitale.

La DSI

Pour les non-initiés, la Direction des Systèmes d’Information est la branche de l’entreprise en charge d’assurer l’acquisition et le maintien en condition de l’ensemble de l’infrastructure informatique et bien souvent également des logiciels utilisés. Pour une Entreprise de Taille Intermédiaire (ETI) de plusieurs centaines de personnes réparties sur plusieurs sites, il est capital d’utiliser les outils digitaux pour garder l’agilité et l’esprit collaboratif des premiers jours tout en maitrisant la question de la cybersécurité. C’est pour ça que nous avons fondé cette équipe autour de la SI qui a :

  • structuré la politique d’achat de matériel informatique
  • déployé une infrastructure réseau reliant tous nos sites les uns aux autres
  • migré l’ensemble de nos données sur notre propre cloud hébergé dans un datacenter
  • optimisé les achats de licences en fonction des besoins de nos utilisateurs pour que tout le monde ait l’ensemble des outils dont il a besoin tout en supprimant les licences inutiles

La DSI représente réellement les fondations de toute transformation numérique. C’est pourquoi nous avons décidé par exemple d’en intégrer le directeur au comité exécutif et de prioriser les investissements financiers qui s’en rapporte.

Les Développeurs

Internaliser une équipe de développeurs n’est pas une nécessité mais un choix stratégique qui s’inscrivait dans notre schéma long terme. En effet, nous aurions pu nous contenter de sous-traiter nos projets de développement à un ou plusieurs partenaires et nous concentrer sur nos opérations. Cependant, nous sommes aujourd’hui convaincus que ce n’est pas la bonne façon de percevoir le digital. Il ne s’agit pas simplement d’outil qui nous aide à mieux faire nos opérations quotidiennes mais bien d’un outil qui réinvente nos métiers et donc nos opérations. Or la différence entre un outil qui améliore un processus et un outil qui invente une nouvelle façon de faire la chose est assez simple : le premier est pensé par un opérationnel qui souhaite alléger sa tâche, alors que dans le second est pensé par un développeur qui n’a aucune attache au processus initial et qui va donc prendre plus de recul. En intégrant des développeurs, nous marquons donc notre envie profonde de repenser totalement notre façon de fonctionner, de repenser nos métiers et même notre business model. Nous encourageons notre équipe de développeurs à aller au contact de nos équipes métier afin de cerner les spécificités de leurs métiers et de pouvoir les retranscrire en applications performantes.

Les consultants digitaux

Enfin, le dernier challenge après développé et mis à disposition de nouveaux outils, c’est de les déployer et de s’assurer qu’ils sont bien utilisés par les collaborateurs. Pour ce faire, nos consultants digitaux s’assurent de l’intégration des équipes opérationnelles au design des développements, apportent une vision plus globale des problématiques rencontrées dans nos usines, accompagnent les utilisateurs finaux dans la prise en main des développements et enfin assurent la remontée d’informations du terrain dans le cadre de l’amélioration continue de nos développements.

Une fois les développements suffisamment aboutis et éprouvés en interne, ce sont également ces consultants qui sont en charge de les porter chez nos clients et partenaires. En effet, notre parti pris est de ne commercialiser que les solutions qui ont été éprouvées en interne pour garantir un maximum de valeur ajoutée et de résilience applicative à nos clients et partenaires. L’instauration de ce modèle se fonde grandement sur l’observation de ce que fait, dans une toute autre échelle, le groupe Bosch que nous avons eu l’occasion de visiter à plusieurs reprises notamment sur leur stand lors de la Hannover Messe.

Vous l’aurez donc compris, c’est en associant les compétences respectives de nos DSI, développeurs et consultants digitaux que nous arrivons aujourd’hui à mener à bien cette première étape purement Digitale de notre transformation numérique.

Nous commençons à préparer la deuxième étape de notre processus d’industrialisation 4.0 : la partie Industrielle. Encore au début de notre réflexion, nous analysons les différentes possibilités concernant cette deuxième étape : intégration d’une équipe d’ingénieurs spécialisés, partenariats d’innovation avec des confrères, Joint-Ventures avec des startups innovantes…

Après nos premiers pas dans l’industrie 4.0, nous nous sommes rapidement rendus compte que notre conception de l’usine du futur était fausse car on se l’imaginait figée. En effet, une fois tous les processus informatisés, robotisés etc… que peut-on imaginer de plus ? Aujourd’hui, après quelques mois seulement, nous nous rendons compte que l’industrie 4.0 n’est pas un but mais un processus en soi, pas un aboutissement mais une quête permanente d’agilité et d’anticipation. N’hésitez plus, franchissez le cap vous aussi vous n’en serez que plus forts pour les challenges à venir !

 

Cet article fait partie du dossier "Tout savoir sur l'industrie 4.0" réalisé par les équipes Digital Solutions du Groupe NOVAE.

 

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